|
Début de l'histoire : dans les années 20, le jeune Cheng DieYi intègre l'école de l'Opéra de Peking. En marge de la brutalité de ce milieu, les amitiés se nouent et les destins se développent broyés par l'histoire...
Avis personnel : film colossal, taillé sur mesure pour la scène internationale et les festivals par Chen Kaige dans la lignée de Zhang Yimou et "Raise of the Red Lantern", Adieu Ma Concubine offre à Leslie l'aubaine d'un personnage lui permettant de déployer toute l'étendue de son talent.
La première partie du film au sein de l'Opéra de Pekin est particulièrement réussie et implique le spectateur dans la tension dramatique des personnages. Cela permet au duo Lesie Cheung / Zhang Fengyi d'entrer en scène de manière très efficace. C'est la relation entre ces deux personnages qui porte tout le film, Leslie trouvant en Zhang Fengyi la rigueur et la stabilité de jeu qui lui permettent en retour de livrer une palette de jeu absolument remarquable. Ce contraste se retrouve aussi entre son jeu et celui d'une Gong Li au répertoire très limité. Leslie porte jusqu'à la fin l'intensité dramatique du film et confère à cette fresque historique un caractère humain et tragique.
L'histoire de ces destins en prise à l'histoire ne peut laisser indifférent et très logiquement le film a été largement récompensé : le partage de la Palme d'Or de Cannes en 1993 a été l'occasion pour le grand public occidental de découvrir Leslie Cheung, ses films précédents n'ayant été diffusés qu'auprès d'un public de cinéphiles. Autres récompenses : meilleur film étranger aux Golden Globe Awards 1993, César du meilleur film étranger 1994.
|